Les langues unissent : pourquoi il n'est jamais trop tard pour apprendre l'allemand

Publié le 1 octobre 2026 à 12:45

Le 26 septembre 2026, l'Europe célébrait la Journée européenne des langues. Cette année, son slogan ne pouvait pas être plus parlant : « Les langues unissent ! »

Car apprendre une langue, ce n'est pas seulement mémoriser du vocabulaire, maîtriser des déclinaisons ou conjuguer des verbes. C'est entrer dans une autre culture, comprendre d'autres façons de penser et créer des liens que l'on n'aurait peut-être jamais pu créer autrement.

Et si cette journée était l'occasion de vous poser enfin la question : et si j'apprenais — ou reprenais — l'allemand ?

Une journée pour célébrer toutes les langues

La Journée européenne des langues a lieu chaque année le 26 septembre. Créée en 2001 à l'initiative du Conseil de l'Europe, en collaboration avec la Commission européenne, elle est consacrée à la diversité linguistique, au plurilinguisme et à l'apprentissage des langues tout au long de la vie.

Chaque année, de nombreux événements sont organisés partout en Europe : festivals, ateliers, quiz, rencontres ou activités multilingues.

Et lorsqu'on parle de plurilinguisme, il ne s'agit surtout pas de maîtriser parfaitement cinq ou six langues !

On peut avoir un excellent niveau dans une langue, se débrouiller dans une autre, comprendre quelques mots d'une troisième, ou encore avoir étudié une quatrième il y a plusieurs années… Toutes ces connaissances font partie de notre répertoire linguistique.

Apprendre l'allemand à l'âge adulte : il n'est jamais trop tard

Beaucoup d'adultes arrivent en cours avec la même inquiétude :

« À mon âge, il est trop tard pour apprendre une langue. »

C'est faux.

Apprendre une langue ne s'arrête pas à la sortie de l'école. On peut reprendre l'allemand à 35, 45 ou 60 ans. On peut aussi partir de zéro parce qu'un projet professionnel se présente, parce qu'on s'installe à l'étranger, parce que son conjoint parle cette langue… ou simplement parce qu'on en a envie.

L'apprentissage à l'âge adulte présente même de vrais avantages :

  • vous savez pourquoi vous apprenez, ce qui renforce la motivation ;

  • vous pouvez vous appuyer sur les langues que vous connaissez déjà pour repérer des ressemblances ;

  • votre expérience du monde donne davantage de sens au vocabulaire et aux situations rencontrées.

Voici, par exemple, un profil que je rencontre régulièrement chez mes élèves : une personne travaille dans une entreprise de plus en plus en lien avec l'Allemagne. Elle a appris l'allemand au collège et au lycée, puis ne l'a plus pratiqué pendant vingt-cinq ans.

Au premier cours, elle me dit : « Je ne sais plus rien, je vais vous faire perdre votre temps. »

Et pourtant, dès les premières minutes, des mots reviennent, certaines structures lui semblent familières et des souvenirs scolaires réapparaissent.

Quelques semaines plus tard, elle ose se présenter et poser une question simple à un collègue germanophone en visioconférence sans préparer sa phrase par écrit.

Elle n'est pas parfaite. Mais elle est comprise.

Et c'est exactement ce qui compte.

Car l'objectif n'est pas nécessairement de devenir bilingue. Tenir une conversation, comprendre ses collègues, se débrouiller au quotidien ou oser parler sans traduire chaque phrase dans sa tête constitue déjà un progrès considérable.

Pas besoin de parler parfaitement pour que cela compte

J'essaie souvent de débarrasser mes élèves d'une idée très répandue : il faudrait attendre de parler parfaitement avant d'oser utiliser une langue.

La perfection n'est pas le préalable à la communication.

On peut faire une faute de déclinaison et être parfaitement compris. On peut chercher un mot, reformuler une phrase ou demander à son interlocuteur de répéter.

C'est exactement ainsi que l'on progresse.

Une langue vivante porte bien son nom : elle est faite pour être utilisée.

Si vous avez appris l'allemand à l'école et que vous avez l'impression d'avoir « tout oublié », il reste probablement beaucoup plus de choses dans un coin de votre mémoire que vous ne le pensez.

Et si vous parlez anglais, vous avez déjà une longueur d'avance

Lorsque l'on connaît l'anglais, de nombreux mots allemands deviennent immédiatement plus transparents : Haus et house, Wasser et water, Hand et hand…

Ce n'est pas un hasard : l'anglais et l'allemand appartiennent tous deux à la famille des langues germaniques.

Une langue ne vit jamais seule. Les langues se rencontrent, s'influencent et s'empruntent des mots au gré de l'histoire, des migrations et du commerce.

Plus on en apprend, plus on repère ces petites passerelles.

Envie de vous lancer sans vous perdre ? J'ai préparé deux ressources gratuites selon votre besoin :

  • 📘 Survivre en allemand : le guide pour vous débrouiller dès le départ, avec une prononciation expliquée simplement pour un francophone.

  • 💼 Le kit de survie en allemand professionnel : 30 phrases pour parler sans transpirer en réunion avec des germanophones. 

Pourquoi j'ai fait des langues ma vie

Mon histoire avec les langues a commencé très tôt.

J'ai eu un véritable coup de cœur pour l'allemand dès le CM2, lors d'une initiation à la langue — merci, Monsieur Smadja !

Mais c'est en arrivant à la Sorbonne, en première année de LLCE, que quelque chose a changé : j'ai commencé à avoir de vrais déclics sur la logique de la langue, sa structure et les liens entre les mots.

J'ai alors compris que je voulais lui consacrer ma vie professionnelle.

Ma curiosité ne s'est pourtant jamais limitée à l'allemand.

Grâce à mes origines italo-corses, je me débrouille en italien, même si cette langue ne m'a malheureusement pas été transmise comme langue maternelle.

J'ai également obtenu un diplôme universitaire d'ukrainien en 2013 et je me suis intéressée au yiddish, à son histoire, à sa culture et aux liens linguistiques et historiques qu'il entretient avec d'autres langues.

Les langues, leurs systèmes, leurs alphabets et les passerelles qui existent entre elles me fascinent depuis toujours.

Ce que j'en retiens pour mon métier est simple : derrière la grammaire et le vocabulaire, il y a toujours une autre manière de comprendre le monde.

Et surtout, je sais ce que c'est d'apprendre, de douter, de chercher ses mots et de recommencer.

C'est aussi pour cela que j'accompagne mes élèves avec autant de plaisir, quel que soit leur niveau de départ.

Les langues nous rapprochent

Le slogan de cette Journée européenne des langues résume finalement très bien ce qui me plaît dans mon métier : les langues unissent.

Elles permettent de travailler ensemble, de voyager, de comprendre une autre culture, de retrouver une partie de son histoire familiale ou de discuter avec quelqu'un que l'on n'aurait jamais pu connaître autrement.

Et derrière chaque nouvelle langue apprise, même imparfaitement, se cache une porte que l'on vient d'ouvrir.

Alors la meilleure façon de célébrer cette journée est peut-être très simple : apprendre un nouveau mot aujourd'hui.

Et pourquoi pas en allemand ? 😉

Prêt à passer à l'action ?

  • Parlons de votre projet : [je réserve un échange pour faire le point sur mon niveau et mes objectifs.

FAQ : apprendre l'allemand à l'âge adulte

Est-il possible d'apprendre l'allemand à 40, 50 ou 60 ans ?

Oui. Les adultes disposent de vrais atouts : motivation, méthode, expérience et capacité à s'appuyer sur les langues déjà connues. La régularité compte bien davantage que l'âge.

Combien de temps faut-il pour se débrouiller en allemand ?

Cela dépend de votre niveau de départ, de votre objectif et du temps que vous pouvez consacrer à l'apprentissage. Avec une pratique régulière, il est possible de commencer progressivement à gérer des situations simples du quotidien ou du monde professionnel.

Je parle anglais : est-ce que cela m'aide pour l'allemand ?

Oui. L'anglais et l'allemand sont deux langues germaniques et partagent de nombreux mots apparentés, comme Haus / house ou Wasser / water. Cela peut faciliter l'acquisition d'une partie du vocabulaire.

J'ai appris l'allemand à l'école mais j'ai tout oublié. Dois-je repartir de zéro ?

Rarement. Les acquis scolaires sont souvent en sommeil plutôt que complètement oubliés. Un bilan de niveau permet de voir ce qui est encore présent et de repartir au bon endroit.

Faut-il parler parfaitement pour oser s'exprimer ?

Non. On progresse justement en parlant, y compris avec des erreurs. Se faire comprendre passe avant la perfection.

Peut-on apprendre l'allemand en visio ?

Oui. Tous mes cours se déroulent en visioconférence, ce qui permet d'apprendre où que vous soyez et d'intégrer plus facilement les cours à votre emploi du temps.